Accord de Washington : un pas vers la paix en RDC, sous forte vigilance des défenseurs des droits humains
À Washington, ce 4 décembre 2025 Sous la médiation du président américain Donald Trump, Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda) signent l'Accord de Washington, présenté comme une étape majeure pour pacifier l'Est de la RDC.
L'accord engage les deux pays à respecter l'intégrité territoriale de l'autre et à cesser toute forme d'hostilité. La RDC promet de neutraliser les FDLR, tandis que le Rwanda doit retirer ses mesures militaires sur le territoire congolais et renoncer à tout soutien aux groupes armés.
Le texte prévoit également le désarmement des groupes armés non étatiques, l'intégration conditionnelle de certains combattants, ainsi que la création d'un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, fondé sur le CONOPS et les échanges de renseignements négociés à Luanda en 2024.
Un volet de coopération économique régionale vise à renforcer les liens entre Kinshasa et Kigali, notamment dans les secteurs minier et des infrastructures.
Les organisations de défense des droits humains saluent un accord « nécessaire », mais alertant : sa crédibilité dépendra de la vérification indépendante des engagements, de la protection des civils lors des opérations de désarmement, et de la transparence dans les projets économiques afin d'éviter de nouvelles formes de prédation ou d'impunité.
Pour les populations de l'Est, qui subissent depuis des décennies violences et déplacements, cet accord représente un espoir mais un espoir fragile, qui exige une mise en œuvre rigoureuse et inclusive.