Passy Mubalama plaide pour la paix à l'Est de la RDC lors de son intervention au Conseil de sécurité de l'ONU

Passy Mubalama plaide pour la paix à l'Est de la RDC lors de son intervention au Conseil de sécurité de l'ONU

Ce lundi 9 décembre, Passy Mubalama, coordonnatrice de l’organisation Actions et initiatives de développement pour la protection de la femme et de l’enfant (AIDPROFEN), a pris la parole devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Dans son intervention, elle a dressé un tableau alarmant de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), mettant en lumière les souffrances des femmes et des enfants déplacés.

Un cri d’alarme pour les populations de l’Est de la RDC

Dans une allocution empreinte d’émotion, Passy Mubalama a salué les dignitaires présents, notamment la présidente du Conseil de sécurité de l’ONU, la ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba, et la représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Bintou Keita.

Elle a dénoncé les conditions de vie désastreuses des femmes et des enfants réfugiés, victimes de la guerre imposée par les rebelles du M23. « Les femmes et les enfants déplacés n’ont pas besoin uniquement d’aide alimentaire. Ils aspirent à la paix pour retourner dans leurs villages et reprendre leurs activités agricoles », a-t-elle déclaré.

La RDC exige le respect de sa souveraineté

Prenant la parole après elle, la ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba, a exprimé sa gratitude envers Passy Mubalama pour son engagement en faveur des sans-voix. Elle a ensuite condamné le rôle du Rwanda dans l’instabilité de l’Est de la RDC, affirmant que les actions du pays voisin sont motivées par des intérêts miniers.

« Le Rwanda n’est pas, et ne sera jamais, le gendarme de la région des Grands Lacs. Nous exigeons le respect du droit international et la protection de la souveraineté de la RDC », a martelé la ministre.

La communauté internationale appelle à une action concertée

L’intervention de Thérèse Kayikwamba a été suivie par celle de l’ambassadeur de la France au Conseil de sécurité, qui a dénoncé les violations persistantes du cessez-le-feu par le M23, soutenu par les Forces de défense rwandaises (RDF). Il a appelé à une action ferme contre les groupes armés qui déstabilisent la région.

De son côté, Bintou Keita a exhorté les parties prenantes à collaborer pour maintenir la stabilité politique, en particulier à l’approche d’une possible révision constitutionnelle. Elle a également souligné l’urgence de soutenir le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS), pour mettre fin aux activités destructrices des groupes armés comme les ADF, CODECO et M23.

Un appel à la solidarité internationale

Cette session du Conseil de sécurité de l’ONU a mis en lumière l’urgence de la situation en RDC. Entre les violences persistantes, les déplacements massifs de populations et les violations flagrantes du droit international, le plaidoyer de Passy Mubalama et les interventions des différents représentants constituent un appel fort à l’action.

La paix à l’Est de la RDC reste un objectif primordial pour assurer un avenir stable aux millions de femmes et d’enfants pris au piège d’un conflit sans fin.

Samuel Abiba