Tristesse après les frappes sur la ville de Goma : la population réclame la paix
Après les frappes qui se sont abattues sur la ville de Goma, le mécontentement ne cesse de croître au sein de la population. La peur s’installe progressivement, les espoirs diminuent et la situation humanitaire continue de se détériorer, avec une faim qui touche de plus en plus de ménages.
Pour exprimer leur ras-le-bol face à l’insécurité persistante, des habitants sont descendus dans les rues lors d’une marche organisée par Diaspora Plurielle, une structure qui se présente comme défenseuse des droits humains.
Selon Pitchou Mongo, l’un des organisateurs, il est inacceptable que des frappes de drones visent des zones habitées par des civils, en particulier dans des quartiers densément peuplés. Il appelle à la protection des populations civiles et au respect du droit international humanitaire par toutes les parties impliquées dans le conflit.
De leur côté, plusieurs analystes observent et documentent la situation avec inquiétude. Ils soulignent que la population civile paie aujourd’hui le prix de cette guerre, alors qu’elle devrait être épargnée et protégée par les différentes parties prenantes.
Dans la ville, les témoignages recueillis traduisent un profond traumatisme. Certains habitants affirment avoir participé à la marche pour exprimer leur aspiration à la paix. « Nous voulons seulement la paix, rien que la paix », confie un participant ayant requis l’anonymat.
Parmi les manifestants, des conducteurs de motos-taxis ont également exprimé leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme un retard des autorités dans le rétablissement total de la sécurité. Ils appellent les FARDC à assumer pleinement leurs responsabilités et exhortent la communauté internationale à tirer les leçons de la situation afin de contribuer à une réponse adaptée à l’ampleur de la crise.
Ce drame rappelle une fois de plus les immenses défis auxquels font face les populations civiles et les acteurs engagés auprès des communautés vulnérables dans l’est de la République démocratique du Congo.