RDC : candidature de Juliana Amato Lumumba à la Francophonie, Kinshasa active le levier diplomatique

Après une campagne médiatique soutenue en faveur de Juliana Amato Lumumba, la République démocratique du Congo a enclenché une offensive diplomatique pour appuyer sa candidature à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, face à la Rwandaise Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale.

RDC : candidature de Juliana Amato Lumumba à la Francophonie, Kinshasa active le levier diplomatique
Juliana Lumumba, Candidate de la RDC au sécretariat de l'Organisation Internationale de la Francophonie et fille d'Émery Patrice Lumumba
RDC : candidature de Juliana Amato Lumumba à la Francophonie, Kinshasa active le levier diplomatique

Les autorités congolaises multiplient ainsi les démarches auprès des États membres afin de solliciter leur soutien.  Mettant désormais l'accès sur les contacts directs et les échanges officiels, en complément de la visibilité médiatique déjà engagée.

Ayant commencé avec le Sénégal, ce week-end dernier, une délégation congolaise, conduite par le ministre délégué en charge de la Francophonie Crispin Mpanzu,  a été reçue en Guinée Conakry par le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté. Ce dernier a évoqué l’officialisation de la candidature congolaise au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie.

« Notre message concerne l’officialisation de la candidature de la RDC au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Et cette candidature est portée par votre fille guinéenne. Vous allez être étonné quand elle va vous expliquer comment elle est devenue guinéenne. Mais elle est guinéenne. C’est sa deuxième patrie parce que durant 30 à 40 ans, elle a porté la nationalité guinéenne », a-t-il déclaré à la presse.

De son côté, Juliana Amato Lumumba a salué son accueil en Guinée, mettant en avant les liens historiques entre sa famille et ce pays.

« Je suis très fière de me retrouver aujourd’hui en Guinée parce que c’est ma patrie d’adoption depuis les années 60, pas moi, mais surtout nos parents qui étaient amis. Mon père avec votre premier président, ils ont été amis, ils ont été très proches et ils ont partagé énormément de choses, surtout la solidarité et le panafricanisme », a-t-elle affirmé.

Après la Guinée, la RDC a également sollicité l'appui du Cap-Vert.

Reçus par le chef de l’État cap-verdien, José Maria Neves. La RDC a évoqué les liens culturel avec l'État insulaire pour appuyer sa démarche.

« Entre la RDC, “pays-solution”, et le Cap-Vert, État insulaire au carrefour des cultures, nous bâtissons une Francophonie des peuples », a souligné Crispin Mpanzu.

À travers ces déplacements, la RDC mise sur ses leviers diplomatiques pour rallier un maximum de soutiens en vue des prochaines échéances électorales de l’organisation.

Au-delà de la candidature, cette élection intervient dans un contexte régional marqué par les tensions entre la RDC et le Rwanda, où les deux pays ne manquent pas l'occasion de s’opposer régulièrement sur la scène internationale.