Goma : une humanitaire française tuée, la protection des civils à nouveau questionnée
La mort de l’humanitaire française Karine Buisset, tuée mercredi 11 mars lors d’une frappe de drone à Goma, suscite de nombreuses réactions à l’international. Employée de UNICEF, elle travaillait dans des programmes d’assistance aux enfants et aux familles affectés par le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.
Depuis Paris, le président français Emmanuel Macron a exprimé sa profonde émotion après la disparition de l’humanitaire, saluant l’engagement d’une femme dédiée à la protection des enfants dans les zones de crise. Le chef de l’État a également appelé à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette attaque.
Du côté de Kinshasa, le gouvernement de la République démocratique du Congo a présenté ses condoléances à la France, à la famille de la victime et à ses collègues humanitaires. Les autorités congolaises ont condamné un acte qui a coûté la vie à des civils et ont réaffirmé leur engagement à travailler avec leurs partenaires pour renforcer la sécurité dans la région de Goma, toujours marquée par l’instabilité.
Les Nations unies ont également réagi, rappelant que les travailleurs humanitaires doivent être protégés en toutes circonstances. L’organisation a souligné l’importance du respect du droit international humanitaire et de la protection des civils dans les zones de conflit.
Sur le terrain, la frappe a provoqué une vive inquiétude au sein de la population de Goma, où plusieurs habitants redoutent une escalade de la violence. Pour les organisations humanitaires, ce drame rappelle une fois de plus les risques auxquels sont confrontés les acteurs engagés auprès des populations vulnérables dans l’est de la RDC.