"Être swahiliphone n’est pas un crime en RDC", affirme Judith Suminwa à Genève
En visite officielle en Suisse, la Première ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a tenue un discours percutant devant la communauté congolaise, condamnant avec force les tentatives de division basées sur la langue ou l’ethnicité.
« Être swahiliphone n’est pas un crime en RDC »
Face aux rumeurs suggérant que les Swahiliphones seraient stigmatisés dans leur propre pays, Judith Suminwa a balayé ces allégations d’un revers de main. « Dire aujourd’hui qu’être swahili est un problème en RDC, c’est un mensonge ! D’où vient cette idée ? Du poison rwandais ! » a-t-elle lancé, dénonçant une manipulation extérieure.
Elle a rappelé que les Swahiliphones vivent en harmonie avec les autres communautés, que ce soit à Kinshasa ou ailleurs dans le pays.
Un appel à la vigilance et à la fermeté
Dans un contexte marqué par l’occupation d’une partie du territoire congolais par le M23, soutenu par le Rwanda, la Première ministre a exhorté les Congolais à rester vigilants face à ces discours de division.
« Soyez attentifs, soyez prudents. Si des cas de discrimination se présentent, signalez-les, et nous agirons avec fermeté », a-t-elle déclaré, promettant des sanctions contre toute tentative de fracture sociale.
L’unité comme rempart contre l’agression
Judith Suminwa a insisté sur l’urgence de mettre de côté les différends internes pour faire front commun face à l’ennemi extérieur. « Nous n’avons pas le luxe d’être divisés aujourd’hui. Nous travaillons dans l’unité, nous vivons dans l’unité », a-t-elle martelé, avant de conclure par un vibrant appel à la solidarité :
« Restons unis, tous ensemble, contre l’agresseur rwandais ! »
Une réponse claire aux défis actuels
Alors que l’Est de la RDC traverse une crise sécuritaire majeure, cette prise de position réaffirme la priorité du gouvernement : préserver l’unité nationale pour défendre la souveraineté du pays face aux menaces extérieures.
DKM