Goma : Le cri de cœur des déplacés dans le camp de Bulengo, sans assistance depuis 2 mois
Les déplacés de guerre, hébergés dans différents camps des déplacés en ville de Goma et dans ses environs, disent connaitre une situation humanitaire toujours critique.
Certaines femmes rencontrées ce jeudi 9 janvier dans le camp de Bulengo, au Quartier Lac Vert, affirment n’avoir pas reçu d’assistance depuis plus de deux mois ; ce qui accentue les conditions de vie de milliers de déplacés de guerre : « On vit ici comme des bêtes sauvages et on n’a même pas à manger. Aussi, on n’arrive pas à cuire correctement certains aliments qu’on nous donne comme assistance, et on ne peut pas ainsi les consommer », a fait savoir une femme déplacée qui a requis l’anonymat, affirmant que des fois, des femmes sont violées lorsqu’elles partent chercher du bois de chauffe en brousse où il y a par ailleurs beaucoup de tracasseries par des hommes en uniforme.
Nombreux sont ceux qui attendent impatiemment la fin de la guerre pour rentrer dans leur milieu d’origine, et exercer paisiblement leurs activités quotidiennes : « Il est urgent que les autorités étatiques trouvent une solution pour mettre fin à la guerre, afin que nous rentrions chez nous. On ne demande que le retour de la paix », a dit une autre femme déplacée dans le camp de Buengo.
Notez que ceci intervient dans un contexte d’intensification des combats entre les FARDC et les rebelles du M23 dans le territoire de Masisi.
Rien que depuis le depuis de cette année 2025, l’OCHA affirme que plus de 100.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers dans cette partie de la province du Nord-Kivu, accentuant un peu plus la situation humanitaire des déplacés de guerre, déjà critique.