Lubero : l'administrateur du territoire appel au calme face à l’avancée du M23/AFC

Lubero : l'administrateur du territoire appel au calme face à l’avancée du M23/AFC

Face à l’avancée inquiétante des rebelles du M23/AFC dans le territoire de Lubero, l’Administrateur Militaire, le Colonel Kiwewa Mitela Alain, a lancé un appel au calme ce mercredi 18 décembre. Il a demandé à la population de rester dans leurs localités et de ne pas céder à la panique, malgré la menace croissante des combattants du M23/AFC.

L’appel de l’Administrateur Militaire intervient après l’occupation d’Alimbongo par les rebelles, il y a 48 heures, et la récente occupation de M'Bingi, chef-lieu du groupement Batangi. Ce retrait stratégique des Forces armées de la RDC (FARDC) a ouvert la voie à une avancée rapide des rebelles, provoquant un exode massif des habitants de la localité, selon plusieurs sources locales.

Malgré ce repli, la vie continue à Lubero-centre, où les activités socio-économiques et scolaires se poursuivent, mais la peur et l'incertitude règnent parmi les habitants. Les commerces sont ouverts, les écoles fonctionnent, mais la psychose est palpable.

Dans ce contexte difficile, le Colonel Kiwewa Mitela Alain a exhorté la population à soutenir les FARDC dans leurs efforts pour récupérer les territoires occupés par les rebelles. "Il est temps pour chacun de défendre la patrie et de soutenir nos forces armées pour faire face à cette situation critique," a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la nécessité de maintenir la confiance envers les FARDC, soulignant que la reconquête des zones sous contrôle du M23/AFC dépendrait en grande partie de l’unité nationale et de l’engagement des habitants à soutenir leurs forces armées.

Alors que l’occupation de certaines zones par les rebelles du M23/AFC continue de déstabiliser la région, la population de Lubero se retrouve dans une situation délicate, partagée entre l’espoir d’une reconquête rapide par les FARDC et la crainte de nouvelles attaques.

L’appel à la solidarité et à la patience lancé par les autorités locales semble être un dernier recours pour maintenir la cohésion et la sécurité dans cette région de l’est de la RDC, en proie à une violence persistante.

DKM