RDC: 474 cas de violences domestiques documentés de 2021 à 2024

RDC: 474 cas de violences domestiques documentés de 2021 à 2024

La lutte contre les violences domestiques est désormais prise au sérieux en République démocratique du Congo. C'est dans ce cadre qu'une activité mettant autour d'une même table tous les acteurs impliqués acharnement dans cette lutte et le ministère du genre, famille et enfants et celui des Droits humains à Kinshasa le 21 décembre dernier. 

Depuis 2021 jusqu'en 2024, l'Observatoire National sur la Violence Domestique a documenté 474 cas de violences domestiques. Un chiffre qui révèle que la situation actuelle est alarmante et nécessite d'être prise au sérieux. De tous les cas documentés, 460 concernent les hommes, tandis que 14 cas concernent des hommes. 

Ces chiffres ont été révélés séance tentante par Julienne Lusenge, Présidente du Conseil d'administration de la Sofepadi. Pour elle, cette situation ne doit plus rester sous silence. 

Julienne Lusenge fait savoir que ces cas ne sont pas le nombre total des cas de toutes les violences qui se sont passées en RDC. Elle estime que le nombre réel est élevé car d'autres restent cachés et, malheureusement n'ont pas été documentés par Observatoire National sur la Violence Domestique. 

« Ces chiffres alarmants soulignent l’importance d’une intervention immédiate pour protéger les femmes, souvent victimes de violences de la part de leurs partenaires intimes. Il est impératif que nous unissions nos efforts pour mobiliser les ressources nécessaires et sensibiliser davantage notre société aux conséquences dévastatrices des violences domestiques.» indique-t-elle. 

C'est au tour du thème "Unir les voix pour mettre fin aux violences domestiques : Vers une loi spécifique en RDC" que se sont tenues ces assises organisées par la Solidarité des femmes pour le développement intégral ( Sofepadi). L'idée principale est de mettre sur pied un cadre législatif qui protégera les droits de chaque individu, surtout des femmes souvent victimes des violences domestiques. 

Des discussions ont tourné aussi sur des solutions concrètes aux lacunes juridiques qui existent actuellement au pays au regard des cas de violences conjugales. Des recommandations ont été formulées et soumises aux décideurs.