Guerre du M23 : malgré des violent combats autour de Sake, les FARDC maintiennent encore leurs positions

Guerre du M23 : malgré des violent combats autour de Sake, les FARDC maintiennent encore leurs positions

Située à 27 kilomètres au sud-ouest de Goma, la cité de Sake a été le théâtre de violents affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), appuyés par le Rwanda toute la journée de ce dimanche 12 janvier 2025.

Des sources locales font savoir que les combats ont repris avec intensité dès le matin de ce dimanche. Des détonations d'armes lourdes ont été entendues aux alentours de Sake, particulièrement autour des collines de Ndumba et dans les villages proches de Shasha, où les rebelles tentent de renforcer leur position. La société civile de Sake a confirmé que la population vit dans une psychose grandissante, beaucoup ayant fui vers Goma ou les localités voisines pour échapper aux affrontements.

Des sources militaires ont affirmé que les FARDC ont réussi à repousser plusieurs attaques, mais la situation reste extrêmement volatile. Le lieutenant-colonel Guillaume Njike Kaiko, porte-parole de la 34ème région militaire, a déclaré que "l'ennemi a subi la puissance de feu des Forces armées de la République démocratique du Congo et à l'heure où je vous parle, l'ennemi continue à reculer". Cependant, les rebelles du M23 maintiennent une pression considérable sur les lignes de front

La situation humanitaire se dégrade rapidement avec l'afflux de nouveaux déplacés. Les infrastructures de Sake souffrent des impacts des combats, avec des interruptions dans l'approvisionnement en nourriture et en services de base. La population demande non seulement une meilleure protection mais aussi des interventions humanitaires immédiates pour soulager les souffrances.

Alors que la nuit tombe sur Sake, le sort de la cité reste incertain. Les FARDC et les Wazalendo continuent de défendre leur position, mais la détermination des rebelles du M23 à prendre le contrôle de cette voie stratégique vers Goma est claire. La communauté internationale et les acteurs locaux appellent à une désescalade, mais pour l'instant, la priorité est la sécurité des civils pris dans ce conflit sans fin.