Marie José Ifoku : "L'UE semble oublier les leçons de l’histoire face aux atrocités commises à l'Est de la RDC"
Marie José Ifoku, femme politique congolaise et candidate malheureuse à la présidentielle de décembre 2023, a récemment exprimé ses inquiétudes concernant l’inaction de la communauté internationale face aux atrocités qui se déroulent à l’Est de la République Démocratique du Congo. Selon elle, l'Union Européenne (UE), qui a été créée après la Seconde Guerre mondiale dans le but de promouvoir la paix et la coopération, semble aujourd’hui avoir oublié les leçons du passé.
Dans une déclaration faite ce vendredi 21 février 2025 sur son compte X, Ifoku a souligné que les violences qui ravagent l'Est de la RDC, notamment les massacres, les viols et les déplacements forcés des populations, représentent un échec manifeste de la communauté internationale à honorer son rôle dans la protection des droits humains. Elle a mis en lumière le paradoxe entre la mission de l’UE de favoriser la paix et la coopération, et son absence de réponse significative face à la crise qui frappe le pays.
"Les atrocités commises à l’Est de la RDC remettent en question la responsabilité internationale et la promotion des droits de l’homme", a déclaré Marie José Ifoku. Pour elle, la réponse de l’UE, tout comme celle d’autres acteurs internationaux, est bien trop lente et insuffisante. Elle a insisté sur l’urgence de mettre en place des actions concrètes pour mettre fin aux violences, protéger les populations civiles et garantir la justice pour les victimes.
La crise dans l’Est de la RDC, qui dure depuis plus de trois décennies, est marquée par l’implication de plusieurs groupes armés, notamment le M23, soutenu par le Rwanda, selon Kinshasa et de nombreux rapports internationaux. Les appels à la paix se multiplient, mais les réponses de la communauté internationale restent fragmentées et souvent inadaptées à la gravité de la situation.
Marie José Ifoku a conclu en appelant l’Union Européenne et d'autres puissances mondiales à revisiter leurs priorités et à prendre des mesures plus fermes pour répondre aux souffrances des Congolais, tout en rappelant les principes qui ont fondé leur coopération post-Seconde Guerre mondiale.
DKM