Conflit à l'Est de la RDC : l’ONU met en garde contre une escalade régionale
L’Organisation des Nations unies (ONU) alerte sur un risque accru d’escalade régionale dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où les affrontements entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, s’intensifient.
Lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a exprimé ses préoccupations : « Il faut éviter à tout prix une escalade régionale. »
La menace s’étend à Bukavu
Selon plusieurs sources locales et humanitaires, des combattants du M23, accompagnés de troupes rwandaises, ont été signalés dans Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. Après un retrait temporaire observé le 15 février, les rebelles ont repris le contrôle de la ville le lendemain.
Ce développement marque un tournant alarmant. Jusque-là, les affrontements se concentraient dans le Nord-Kivu, mais la propagation du conflit vers Bukavu, une ville stratégique frontalière avec le Rwanda et le Burundi, fait craindre une déstabilisation plus large de la région.
L’intensification des combats a déjà provoqué le déplacement de milliers de civils, fuyant les violences et les exactions. La prise de Bukavu par le M23 pourrait encore aggraver cette situation, augmentant le nombre de déplacés et compliquant l’accès humanitaire.
Un appel à l’action internationale
Face à cette crise, Kinshasa exhorte la communauté internationale à réagir fermement contre Kigali, accusé de soutenir militairement la rébellion.
Les analystes redoutent qu’un conflit élargi ne ravive les tensions historiques dans la région des Grands Lacs, impliquant d’autres pays voisins.
Pour l’instant, la situation demeure incertaine, et l’évolution des prochains jours sera déterminante pour l’avenir sécuritaire de la RDC et de la sous-région.
DKM