Guerre à l'Est de la RDC : la France appel à des actions concrètes pour le retour d'une paix durable

Guerre à l'Est de la RDC : la France appel à des actions concrètes pour le retour d'une paix durable

La situation humanitaire et sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) demeure alarmante, marquée par des violences intolérables et des violations graves des droits humains. Lors d’une intervention au Conseil de sécurité des Nations unies, Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France, a insisté sur l’urgence d’une mobilisation internationale pour mettre fin à cette crise.

« Les populations civiles sont les premières victimes de ce conflit », a-t-il déclaré, soulignant l’ampleur des violences sexuelles, l’exploitation illicite des ressources naturelles, et les attaques fréquentes contre les humanitaires. Il a également pointé du doigt les actions des groupes armés, dont les ADF, qualifiés de « groupe le plus meurtrier au Nord-Kivu et en Ituri », ainsi que le M23, soutenu par les forces rwandaises, qui continue de violer le cessez-le-feu et de défier la souveraineté de la RDC en instaurant des administrations parallèles.

Cependant, des progrès notables dans le cadre du processus de Luanda ont été salués, notamment le lancement d’un mécanisme renforcé de vérification du cessez-le-feu et l’approbation d’un plan harmonisé d’opérations. « Il est maintenant crucial pour toutes les parties de respecter leurs engagements », a affirmé M. de Rivière, demandant à la RDC de neutraliser les FDLR et au Rwanda de retirer totalement ses forces du territoire congolais.

La France a réitéré son soutien aux efforts de médiation menés par le président angolais João Lourenço et espère que le sommet tripartite prévu le 15 décembre à Luanda marquera une étape décisive vers un accord de paix durable entre la RDC et le Rwanda.

DKM