« Judith Suminwa face au "Poison Rwandais" : la vérité congolaise s’impose à Genève »
En mission officielle à Genève, la Première Ministre de la République Démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa Tuluka, a porté la voix de son pays au segment de haut niveau du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies (UNHRC).
Représentant le Président de la République, elle a multiplié les prises de parole pour dénoncer les violations des droits humains dans les territoires occupés de l’Est congolais et contrer la désinformation attribuée au Rwanda.
Lors de son entretien avec Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Judith Suminwa a insisté sur l’urgence de déployer une mission d’établissement des faits, suivie d’une commission d’enquête sur le massacre de Goma. Ce drame, emblématique des souffrances infligées aux Congolais, nécessite une investigation rigoureuse pour identifier les coupables et les traduire en justice.
Face aux allégations rwandaises selon lesquelles la RDC entretiendrait un discours de haine contre les Tutsis, la Cheffe du gouvernement a réclamé la mise en place d’un mécanisme indépendant de vérification. Elle a qualifié ces accusations de manœuvre visant à détourner l’attention des exactions perpétrées par Kigali et ses alliés dans l’Est du pays.
Au fil de ses rencontres diplomatiques, Judith Suminwa a sollicité le soutien de figures influentes, dont le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et Maxime Prévot, pour obtenir des sanctions contre le Rwanda et ses affidés. Elle a plaidé pour des mesures concrètes afin d’enrayer l’impunité et protéger les populations congolaises victimes de l’occupation.
En parallèle, la Première Ministre a investi le terrain médiatique avec des interviews accordées à des médias internationaux (suisses, chinois, turcs, russes, entre autres). C’est sur le plateau de la Radio Télévision Suisse (RTS) qu’elle a conclu sa visite, démontant les récits fallacieux propagés par Kigali. Elle a pointé du doigt ce qu’elle nomme le "#PoisonRwandais", une campagne de désinformation orchestrée depuis le début du conflit.
Par cette double offensive diplomatique et médiatique, Judith Suminwa pose un jalon crucial dans la défense des intérêts congolais à l’international. Son message est clair : la vérité doit éclater, la justice doit prévaloir et les responsables doivent répondre de leurs actes.
DKM